Recours | pour mettre en demeure son employeur
- Non-paiement ou retard de salaire
- Heures supplémentaires non rémunérées
- Modification injustifiée des conditions de travail
- Refus de congés ou non-respect des droits au repos
- Absence de remise des documents obligatoires
- Manquement aux obligations de santé et de sécurité
- Harcèlement moral ou discrimination au travail
- Demande de régularisation d’une situation professionnelle
- Lettre de mise en demeure à l’employeur
- Mise en demeure par courrier recommandé
- Demande de dommages et intérêts
Démarrez la procédure
En cas de litige avec l’employeur, le salarié peut envisager plusieurs voies de recours : le recours amiable et le recours judiciaire devant le Conseil de Prud’hommes. Au moment de la phase amiable, préalable nécessaire à la procédure aux Prud’hommes, la lettre de mise en demeure joue un rôle essentiel.
La mise en demeure de l’employeur permet à un salarié de demander formellement à son entreprise de respecter ses obligations légales ou contractuelles.
Elle peut notamment être utilisée en cas de salaire impayé, d’heures supplémentaires non rémunérées, de non-respect du contrat de travail ou de manquement aux règles de santé et de sécurité.
Généralement adressée par lettre recommandée avec accusé de réception, elle précise les obligations non respectées et demande à l’employeur de régulariser la situation dans un délai déterminé. Si celui-ci ne donne pas suite, le salarié peut envisager un recours devant le conseil de prud’hommes.
Explications et questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une mise en demeure ?
La mise en demeure constitue une démarche préalable permettant de formaliser un désaccord avec l’employeur et de lui demander d’exécuter ses obligations dans un délai maximum imparti.
Elle repose notamment sur les articles 1344 et suivants du Code civil, qui encadrent la mise en demeure du débiteur.
Dans les relations de travail, elle peut être utilisée lorsqu’un employeur ne respecte pas une obligation résultant du contrat de travail, du Code du travail ou de la convention collective applicable.
La mise en demeure ne garantit pas la résolution du litige, mais elle permet de conserver une preuve des demandes adressées à l’employeur.
À quoi sert la mise en demeure de l’employeur ?
Lorsqu’un employeur refuse d’exécuter ses obligations légales ou contractuelles, le salarié peut envisager de le poursuivre aux Prud’hommes. La procédure amiable est néanmoins recommandée préalablement à la saisine du juge.
La procédure amiable, lorsqu’elle aboutit, permet d’éviter le coût en temps et en argent d’un procès aux Prud’hommes. Elle permet en outre de préserver la relation de l’employeur et du salarié.
Une mise en demeure peut être adressée en cas de salaire impayé, d’heures supplémentaires non rémunérées, de non-respect du contrat de travail ou de refus de remettre des documents obligatoires. Elle peut également permettre de signaler certains manquements relatifs aux conditions de travail ou à la sécurité des salariés.
Dans ces conditions, la mise en demeure doit être rédigée avec soin.
Comment rédiger la mise en demeure de l’employeur ?
Le salarié doit rédiger un courrier précisant les faits reprochés, les obligations non respectées et les mesures attendues.
💡 La mention « Mise en Demeure », la date, les coordonnées du salarié et de l’entreprise, les prétentions du salarié motifs à l’appui, le délai raisonnable ouvert à l’employeur pour qu’il s’exécute et la signature du salarié.
Il est nécessaire d’indiquer un délai raisonnable de régularisation (par exemple, 8 jours, mais aucun délai spécifique n’est prévu par la loi il dépend des circonstances) et d’envoyer la lettre en recommandé avec accusé de réception afin de conserver une preuve de sa réception.
💡 La mise en demeure doit être convaincante. Il est important dans ce cadre de se fonder sur des articles de loi ou autres normes contraignantes, comme de la jurisprudence – clauses du contrat de travail ou extraits de la convention collective notamment. Plus le niveau de pression est élevé, mieux l’employeur est incité à satisfaire à ses obligations.
SaisirPrud’hommes permet d’éditer et d’envoyer une lettre de mise en demeure accompagnée d’une déclaration de saisine du conseil de Conseil de Prud’hommes pour plus de pression juridique.
Quels sont les risques d’une mise en demeure ?
Mettre en demeure son employeur est une démarche légale. Un salarié ne peut pas être sanctionné au seul motif qu’il réclame de bonne foi le respect de ses droits. Toutefois, cette démarche peut entraîner des tensions dans la relation professionnelle. Il est donc important de formuler des demandes précises, de conserver les preuves et d’éviter les accusations non étayées.
Quels sont les risques d’une mise en demeure ?
Mettre en demeure son employeur est une démarche légale : un salarié ne peut pas être sanctionné au seul motif qu’il réclame de bonne foi le respect de ses droits.
Toutefois, cette démarche peut entraîner des tensions dans la relation professionnelle. Il est donc important de formuler des demandes précises, de conserver les preuves et d’éviter les accusations non étayées.
Que se passe-t-il après une mise en demeure ?
Après réception, l’employeur peut régulariser la situation, répondre aux demandes du salarié ou contester les manquements invoqués.
S’il ne donne pas suite, le salarié peut, selon la nature du litige, saisir le conseil de prud’hommes pour obtenir l’exécution de l’obligation ou une indemnisation.
Une mise en demeure est-elle obligatoire avant de saisir les prud’hommes ?
En principe, aucune mise en demeure préalable n’est systématiquement exigée pour saisir le conseil de prud’hommes. Toutefois, elle peut être utile pour tenter de résoudre le différend à l’amiable et démontrer que l’employeur a été informé des manquements dénoncés. Certaines demandes particulières peuvent obéir à des règles spécifiques.
Quel délai laisser à l’employeur après une mise en demeure ?
Aucun délai légal général ne s’applique à toutes les mises en demeure adressées à un employeur.
Le salarié peut fixer un délai raisonnable en fonction de la nature et de l’urgence de sa demande.
Par exemple, une régularisation salariale ne présente pas les mêmes contraintes qu’une demande de modification de l’organisation du travail.
Peut-on mettre en demeure son employeur par mail ?
La mise en demeure peut se faire par mail.
Un courrier électronique peut permettre de formaliser une demande et de conserver une preuve écrite. Toutefois, la lettre recommandée avec accusé de réception reste généralement préférable pour établir plus facilement la date de réception et le contenu de la démarche. L’article 1344 du Code civil n’impose pas systématiquement le recours au courrier recommandé.
Faut-il un avocat pour mettre en demeure son employeur ?
L’avocat n’est pas obligatoire pour rédiger une mise en demeure. Le salarié peut rédiger et envoyer lui-même une lettre de mise en demeure.
L’intervention d’un avocat peut néanmoins être utile lorsque le litige est complexe, que les sommes réclamées sont importantes ou que le salarié envisage une procédure devant le conseil de prud’hommes.
Consultez nos articles sur le sujet :
Pour quels motifs peut-on mettre en demeure son employeur ?
L’employeur a des obligations envers son salarié, en vertu de la loi, mais aussi conformément au contrat de travail et à la convention collective applicable à son entreprise. Le salarié peut notamment mettre en demeure son employeur dans les cas suivants :
- L’employeur ne verse pas le salaire dans sa totalité à l’échéance prévue. Le moindre retard de paiement du salaire justifie également l’envoi d’une mise en demeure.
- L’employeur refuse de rembourser les frais professionnels engagés dans des conditions valables.
- L’entreprise ne met pas en place les dispositifs de sécurité adaptés dans le cadre de l’exercice de sa mission par le salarié.
- Le salarié conteste une sanction disciplinaire prise à son encontre sans justification de motifs.
- L’employeur exclut un salarié du champ d’application d’une nouvelle décision – augmentation de la rémunération, promotion interne – sur la base de critères discriminatoires.
- L’employeur exerce des pressions sur le salarié en vue de le faire démissionner.
Suite à une rupture du contrat de travail – licenciement, démission ou rupture conventionnelle – l’employeur tarde à remettre les documents de fin de contrat à son ancien salarié (attestation Pôle Emploi, certificat de travail, reçu pour solde de tout compte)
Attention aux délais de prescription ! En fonction de la nature du litige, le salarié dispose d’un délai maximum pour agir en justice. Si le litige est prescrit, la mise en demeure est inopérante dans la mesure où les menaces de poursuites judiciaires ne sont pas fondées.
Exemples de délais pour agir :
- Non-paiement des salaires et autres éléments de rémunération : 3 ans à compter de la date de versement habituelle du salaire.
- Discrimination, harcèlement : 5 ans à compter des faits.
- Dommages corporels subis pendant les heures de travail : 10 ans pour demander réparation.
Attention : la lettre de mise en demeure ne suspend pas le délai de prescription.
Que faire si la mise en demeure n’aboutit pas ?
Lorsque l’employeur ne respecte pas ses obligations, le salarié peut engager plusieurs démarches pour obtenir la régularisation de sa situation.
La mise en demeure constitue souvent une première étape permettant de rappeler les obligations de l’employeur et de rechercher une solution amiable. Si elle reste sans effet, le salarié peut notamment saisir le conseil de prud’hommes, demander le paiement de sommes dues ou solliciter la réparation d’un préjudice.
Consultez nos solutions pour régler votre litige :
Procédure Amiable
avec votre adversaire
-
Mise en demeure de votre adversaire
-
Édition du dossier juridique complet
-
Envoi recommandé avec AR
PACK Procédure complète
Amiable & Judiciaire
& saisine du Conseil de Prud'hommes
-
Mise en demeure de votre adversaire
-
Édition du dossier juridique complet
-
Signature électronique du dossier
-
Envoi recommandé avec AR
-
Saisine du Conseil de Prud'hommes
-
Convocation devant le Conseil de Prud'hommes
-
Décision du juge
-
Timbre fiscal
PACK Procédure complète par Avocat
spécialisé en droit du travail
par votre Avocat en droit du travail
-
Édition du dossier juridique
-
Consultation téléphonique avec un avocat
-
Négociations avec l'employeur
-
Saisine du Conseil de Prud'hommes
-
Audience de conciliation : votre avocat vous représente
-
Audience devant le Juge : votre avocat vous représente
-
Vous obtenez un jugement